
Novembre marque un tournant dans la vie des ruches. Les abeilles d’été ont laissé place à une génération exceptionnelle : les abeilles d’hiver. Pendant que la grappe se forme et que la colonie entre en silence, l’apiculteur veille sur ses ruches face aux dangers de la saison. Chez Lantana Paysage, engagés dans la préservation de la biodiversité, nous vous proposons de découvrir l’évolution si particulière de la vie des abeilles en novembre.
Les abeilles d’hiver, une génération exceptionnelle
Les abeilles présentes dans la ruche en novembre ne sont pas comme les autres. Appelées “abeilles d’hiver”, elles sont nées en fin d’été ou au début de l’automne et possèdent des caractéristiques uniques.
Alors qu’une abeille d’été vit à peine 6 semaines, l’abeille d’hiver peut vivre 5 à 6 mois. Cette longévité exceptionnelle est indispensable pour traverser la saison froide et assurer la survie de la colonie jusqu’au printemps.
Leur corps est également différent. Elles accumulent plus de graisses et de protéines, leur permettant de supporter le froid et de nourrir le couvain dès la reprise de la ponte en fin d’hiver. Ce sont elles qui garantissent la continuité de la ruche.
L’arrêt progressif de la ponte des abeilles en novembre
En novembre, la reine ralentit considérablement sa ponte, voire s’arrête totalement selon les régions et les colonies. Elle qui pouvait pondre jusqu’à 2000 œufs par jour au printemps n’en produit plus que quelques dizaines, puis plus rien du tout.
Cet arrêt est essentiel. La colonie se concentre entièrement sur sa survie, sans dépenser d’énergie à élever du couvain. L’arrêt de la ponte permet aussi de réaliser certains traitements contre le varroa, le parasite redoutable des abeilles.
La ponte reprendra timidement en janvier ou février, lorsque les jours commenceront à rallonger. Ces premières naissances annonceront le réveil progressif de la colonie.
La vie de la grappe hivernale
Lorsque la température descend sous 12 °C, les abeilles se regroupent au centre de la ruche. Elles forment une grappe compacte autour de la reine, serrée pour conserver la chaleur.
Au cœur de cette grappe, la température est maintenue entre 20 et 25 °C grâce aux vibrations des muscles alaires des abeilles. Celles de l’extérieur, plus froides, prennent régulièrement la place de celles du centre dans une mécanique de solidarité fascinante.
La grappe se déplace lentement sur les cadres pour consommer les réserves de miel. Elle avance de quelques millimètres par jour, suivant les rayons disponibles. Une colonie consomme entre 15 et 20 kg de miel durant tout l’hiver.
Astuce de pro : si vous apercevez des abeilles sortir brièvement de leur ruche lors d’un redoux hivernal, pas d’inquiétude. Ce sont des “vols de propreté” indispensables à leur hygiène et à l’évacuation des déchets.
Protéger la ruche de l’humidité
Pour l’apiculteur, novembre est un mois de vigilance. L’humidité est en réalité bien plus dangereuse que le froid pour les abeilles. Une ruche humide favorise moisissures, maladies et affaiblissement général de la colonie.
L’apiculteur vérifie l’étanchéité du toit et l’inclinaison de la ruche. Une légère pente vers l’avant permet à l’eau de condensation de s’évacuer naturellement. Une bonne ventilation sous le toit évite l’accumulation d’humidité tout en préservant la chaleur de la grappe.
Dans certaines régions humides, un partition isolante ou un plateau de ventilation peut être installé pour améliorer la circulation de l’air.
Lutter contre les rongeurs
Les souris adorent la chaleur des ruches en hiver. Elles peuvent facilement s’y introduire si l’entrée n’est pas protégée, dévorer les réserves de miel et bouleverser l’organisation de la colonie.
L’apiculteur installe une portière anti-souris : une plaque métallique percée de petits orifices qui laisse passer les abeilles mais bloque les rongeurs. Ce geste simple évite de gros dégâts et préserve la tranquillité de la colonie.
Il convient également de dégager les abords de la ruche. Un amas de feuilles mortes ou de branchages à proximité constitue un abri parfait pour les rongeurs. Un entretien régulier limite considérablement les risques.
Se protéger du pic vert
Le pic vert est un autre ennemi redoutable des ruches en hiver. Lorsque le sol est gelé et que les fourmis se font rares, il s’attaque aux ruches pour trouver sa nourriture. Il peut percer les parois en bois et dévorer les abeilles.
Pour s’en protéger, les apiculteurs installent des grillages ou des filets autour des ruches, en veillant à laisser suffisamment d’espace pour que l’oiseau ne puisse pas atteindre le bois. Certains disposent également des éléments brillants ou mobiles qui dissuadent le pic d’approcher.
Astuce de pro : une ruche bien entourée de végétaux denses est naturellement moins visible et moins accessible pour le pic vert. Pensez à l’intégration paysagère de votre rucher.
Surveiller la pression du frelon asiatique
Le frelon asiatique reste une menace, même en novembre. S’il réduit son activité avec le froid, il continue à chasser les abeilles tant que les températures le permettent. Certaines régions subissent une pression constante jusqu’en décembre.
L’apiculteur surveille attentivement ses ruches et installe parfois des pièges sélectifs ou des muselières à l’entrée des ruches. Ces dispositifs protègent les abeilles sans gêner leurs sorties lors des redoux.
La destruction des nids repérés durant l’automne est également essentielle. Chaque nid détruit, c’est des milliers de fondatrices en moins pour l’année suivante, et donc une pression allégée sur les colonies locales.
Comment agir à son échelle ?
Même sans ruche, chacun peut contribuer à la protection des abeilles. Signalez les nids de frelons asiatiques aux autorités locales. Évitez les traitements chimiques dans votre jardin, néfastes pour tous les pollinisateurs.
Plantez des espèces à floraison tardive comme le lierre, les asters, les sedums ou les bruyères d’automne. Elles offrent une ressource précieuse aux abeilles avant l’hiver et participent à leur bonne préparation.
Lantana Paysage, pour un jardin favorable aux pollinisateurs
Dans le cadre de notre démarche RSE, nous concevons des jardins qui favorisent la vie des pollinisateurs et de la biodiversité. Faites confiance à Lantana Paysage ! Nos paysagistes experts imaginent des espaces riches en plantes mellifères, en haies diversifiées et en zones refuges pour la petite faune.
📞 Contactez-nous dès aujourd’hui pour bénéficier d’un accompagnement sur-mesure et d’un devis gratuit.
👉 Demandez votre devis gratuit en quelques clics et participez à la préservation de la biodiversité.